Le professeur Gilbert Béréziat, membre actif du Conseil Scientifique du GERLI dans les années 1990-2000 nous a quittés le 3 février dernier. Né le 16 juin 1942, il débute en 1961 des études de médecine, qu’il complète par des études de biochimie à la Faculté des Sciences de Paris. Ce double cursus lui permet d’être titulaire de la Maîtrise de Biochimie (1968), du Doctorat en Médecine (1971) et du Doctorat d’Etat ès Sciences (1979). Successivement Moniteur, Assistant, Chef de Travaux et Professeur des Universités-Praticien Hospitalier, il deviendra l’un des spécialistes français internationalement reconnus dans le domaine des lipides, essentiellement celui des phospholipases et de leur rôle dans les pathologies inflammatoires. A la suite du Professeur Jacques Polonovski, il a brillamment repris le flambeau de l’école de biochimie des lipides de la Faculté de Médecine Saint-Antoine, à Paris, assurant la direction d’une UMR CNRS-Université Paris 6, du département et du service hospitalier de biochimie. En collaboration avec ses élèves (Odile Collard, Joëlle Masliah, Jean Chambaz, Germain Trugnan, Claude Wolf, Jean-Luc Olivier, Francis Berenbaum, en particulier), il a couvert le champ non seulement des phospholipases, mais aussi celui des lipoprotéines, des acides gras essentiels et du rôle des lipides dans le trafic membranaire, stimulant le développement précoce dans son laboratoire des techniques de biologie moléculaire et de l’analyse par spectrométrie de masse.

Gilbert Béréziat était aussi un homme engagé, notamment au sein du Snesup et de l’Université Pierre et Marie Curie, dont il a été le Président de 2001 à 2006. Sa passion, son idéal, son courage, ses idées progressistes, son dynamisme et son goût de la provocation s’exprimeront au mieux dans une fonction où il laissera une profonde empreinte. Ces expériences sont relatées dans deux ouvrages qui permettent de le découvrir (« Quand l’université se réveille : Tout devient possible », l’Harmattan, 2008 ; « Le Romarin, le Seringa et la blanche Aubépine », Mélibée, 2014).

Ce grand universitaire était un amoureux de la vie, à la gouaille et à l’humour parfois décapants, fidèle en amitié…qui ne laissait jamais indifférent. C’était une personnalité attachante, dont la disparition est ressentie avec une infinie tristesse par ses nombreux amis.

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